VIVACO - COMMUNICATIONS
Profil Marika Lemieux, 20 ans
Ferme avicole M 2 L 2 SENC, Coaticook
Production avicole
Marika est jeune femme pétillante et pleine d’ambition ! Le mode de vie que lui apporte la production avicole l’attire beaucoup. Elle compte bien contribuer à faire croître l’entreprise familiale dans laquelle elle a grandi et a plus que hâte d’en assurer la relève.
Son parcours
Pour Marika, il a toujours été très clair que reprendre l’entreprise familiale était son souhait. Comme ses parents sont encore jeunes et qu’ils souhaitent y travailler encore pour plusieurs années, Marika a amplement le temps de faire des études afin d’acquérir des connaissances qui lui seront utiles pour exercer le métier d’agricultrice. Elle a déjà en poche une technique en gestion et comptabilité et en est à sa première année au baccalauréat en agroéconomie à l’Université Laval. Son frère Cédrick, âgé de 18 ans, effectue également des études dans le domaine agricole afin de, lui aussi, s’impliquer dans l’entreprise et éventuellement prendre la relève avec sœur.
Ferme avicole M 2 L 2 SENC
L’entreprise produit annuellement 600 000 poulets de chair. Les animaux sont répartis dans quatre bâtiments de deux étages. Chaque étage est équipé d’un contrôleur électronique ce qui permet à la famille Lemieux d’avoir une vue d’ensemble des conditions à l’intérieur des poulaillers, en tout temps.
Partage des tâches
Comme Marika et Cédrick sont aux études, ce sont leurs parents Marjorie et Martin qui s’occupent de la gestion complète de l’entreprise. Toutefois, une importante place leur est attribuée lorsqu’ils sont présents. Ils s’occupent, entre autres, de faire la tournée des poulaillers, du nettoyage des bâtiments et plusieurs autres tâches reliées à la ferme. Toute la famille s’entraide et se divise le boulot. Anecdote intéressante, les quatre poulaillers de la famille Lemieux ont été construits à partir de bois qui a été bûché à même leurs terres. D’ailleurs, l’été dernier, Marika et son frère ont coupé tout le bois de construction servant à bâtir leur quatrième bâtisse.
Vision d’entreprise
Continuer à faire croître l’entreprise est toujours dans les plans à court terme. Éventuellement, Marika et son frère aimeraient bien se lancer dans la production des poules pondeuses. Cette production a particulièrement piqué leur curiosité après avoir visité quelques entreprises se spécialisant dans ce type de production. Ce serait un projet familial, mais initié par Marika et son frère.
Passe-temps
L’été, Marika aime passer du temps au chalet familial situé à Ayer’s Cliff où elle pratique le « wakesurf ». L’hiver, c’est plutôt le ski qui occupe ses temps libres. Étant également une grande passionnée des chevaux depuis qu’elle est toute petite, elle a fait, pendant plusieurs années, de la compétition équestre ou elle pratiquait quelques disciplines comme le gymkhana, le western et le classique. Elle a participé pendant plusieurs années au CEPWE et aux Jeux du Québec à deux reprises.
Implication
Depuis le mois de janvier, Marika fait partie des cinq ambassadeurs des Producteurs de poulet du Canada. Elle a été sélectionnée parmi les éleveurs de volailles du Québec pour représenter la province au National et ce titre lui permet de bénéficier de plusieurs formations et rencontres, en plus de pouvoir discuter avec des producteurs avicoles des autres provinces. Cette expérience très formatrice l’emballe beaucoup. Depuis 2019, elle est également vice-présidente du Syndicat de la relève agricole de l’Estrie.
Programme Action relève Coop
Aimant rencontrer des gens qui, comme elle, sont passionnés par l’agriculture, Marika a vu, au travers ce programme, une belle occasion d’agrandir son réseau de contacts et aussi de bénéficier de formations intéressantes.
Profil Olivier Morin, 29 ans
Ferme Olin inc., Ham Nord
Production laitière et grandes cultures
Olivier est doté d’une grande autonomie et s’occupe notamment de la gestion complète de son entreprise, passant de la comptabilité au travail sur le terrain.
Son parcours
Ayant grandi sur l’entreprise familiale, Olivier a toujours eu un très grand intérêt envers le métier de producteur agricole. Une fois ses études secondaires terminées, il est allé étudier à l’ITA de Saint-Hyacinthe pour y compléter le DEC en Gestion d’entreprises agricoles. Son but était de revenir s’établir sur la ferme familiale, ce qu’il a fait pendant 2 ans. Toutefois, comme son frère était également intéressé à assurer la relève de l’entreprise et que celle-ci n’était pas assez grande pour faire vivre 2 familles, Olivier s’est mis à surveiller les différentes opportunités qui pourraient s’offrir à lui. Par le plus heureux des hasards, Olivier apprend, peu de temps après, que la ferme de son voisin est à vendre. Évidemment, il saisit cette opportunité et devient, en 2014, l’unique propriétaire de sa propre ferme laitière! C’est grâce aux 12 kilos de quota attribué par le programme d’aide au démarrage d’entreprises laitières qu’il débute sa production avec 24 kilos. Par la suite, l’entreprise a dû subir d’importantes rénovations afin de reconvertir les bâtiments, et ainsi, faciliter la production laitière.
Ferme Olin inc.
Ferme Olin compte un troupeau de près de 70 têtes dont une trentaine de vaches en lactation, pour une production totale de 41 kilos/jr. L’entreprise compte également 450 acres de terre dont 160 acres de cultures, 60 acres de pâturage et 230 acres de bois.
Partage des tâches
Comme Olivier est seul dans l’entreprise, il s’occupe de la gestion complète de celle-ci. Toutefois, son père Jean-Charles vient l’aider à l’occasion surtout pour les travaux aux champs. Il engage également un étudiant à temps partiel pour venir l’aider pour certaines tâches et surtout dans le but de pouvoir s’accorder quelques jours de congé. Sa conjointe Koriane vient également quelques fois, mais occupe un emploi à l’extérieur et compte bien le conserver.
Vision d’entreprise
À court terme, le souhait d’Olivier serait d’automatiser davantage son entreprise afin d’alléger sa gestion quotidienne. Il vient d’ailleurs de se doter d’un robot servant à l’alimentation des animaux. Il continue également d’acheter du quota afin de faire croître son entreprise. L’achat d’un robot fait également partie de ses projets à plus long terme.
Passe-temps
Olivier adore profiter de ses terres pour faire du ski-doo. Il y a même aménagé un camp de chasse et y passe du temps avec ses amis. Ayant anciennement eu une grande passion pour la musique, il aime renouer avec quelques instruments comme la guitare électrique et le clavier. Étant également le papa de 2 fillettes, Maïna-Rose, 3 ans, et Livia, 1 an et demi, il aime passer des moments en famille.
Programme Action relève Coop
L’accès aux formations, au réseau de contacts et à la bourse sont les principales raisons qui ont motivé Olivier à s’inscrire au programme. Il y voit également l’occasion de sortir de son quotidien.
Profil Manon Dumas, 26 ans
Ferme Moulin Bleu 07 inc., Warwick
Production laitière et grandes cultures
Fille de producteurs, Manon est la 2e génération à travailler sur l’entreprise familiale. Ses parents ont choisi, il y a 30 ans, de quitter leur pays d’origine, la Suisse, afin de venir s’établir au Québec. C’est le mode de vie de producteur agricole qu’ils ont choisi pour élever leur famille. Ils ont assurément transmis à Manon cette passion qu’ils ont maintenant le bonheur de partager avec elle quotidiennement.
Son parcours
Ayant grandi sur l’entreprise avec comme modèle deux parents passionnés, Manon a rapidement compris qu’elle voulait suivre leurs traces. Manon est issue d’une famille de 4 enfants, et elle, ainsi que sa sœur Valérie avaient de l’intérêt pour l’agriculture afin d’assurer la relève de l’entreprise. C’est après avoir fait ses études à l’ITA de Saint-Hyacinthe, en 2014, qu’elle s’établit officiellement sur la ferme familiale. Le clan Dumas était fin prêt à travailler ensemble, quand l’opportunité d’acheter la ferme voisine, Ferme Dumas, se présente. Les parents de Manon y ont vu l’occasion d’offrir à chacune de leurs filles une entreprise qu’elles pourraient faire prospérer. C’est ainsi que Manon obtient rapidement 49% des parts de la Ferme Moulin Bleu qu’elle exploite en copropriété avec son père, tandis que sa sœur détient conjointement des parts avec sa mère dans la Ferme Dumas. Même si elles sont chacune dédiées à leur entreprise distincte, les deux soeurs font preuve d’une très belle collaboration.
Ferme Moulin Bleu 07 inc.
Ferme Moulin Bleu détient un troupeau de 170 têtes, dont 90 vaches en lactation, pour une production totale de 133 kilos/jr. Pour cette exploitation, 300 acres de terre sont cultivées.
Partage des tâches
Manon s’occupe de la traite quotidienne, accompagnée de son père, en plus des soins aux animaux, de la comptabilité de la ferme, de l’entretien et de la réparation des équipements de la ferme en plus de participer aux travaux de champs. Son père, pour sa part, s’occupe de la régie des champs en plus d’appuyer sa fille dans toutes les tâches régulières. Marc-André, le conjoint de Manon, travaille présentement à Fermont, mais lorsqu’il est à la maison, il vient leur donner un coup de main, surtout pour l’entretien de la machinerie, domaine qu’il affectionne particulièrement. Manon et Valérie peuvent également compter l’une sur l’autre pour s’entraider et aussi, s’accorder quelques congés à l’occasion.
Vision d’entreprise
Comme la famille s’est relevée d’un incendie survenu à la ferme en 2009, une reconstruction complète a été effectuée l’année suivante. L’entreprise s’est dotée de 2 robots de traite qui fonctionnent déjà à plein régime. À court terme, Manon et son père ne se concentrent pas sur l’achat de quota, mais plutôt à continuer de gagner en efficacité, à avoir des animaux en santé et à diminuer leurs coûts d’opération. D’ailleurs, Manon n’a pas encore utilisé son quota de la relève et pense bien repousser le tout quelques années encore. Récemment, tous ensemble, ils ont également procédé à l’achat de terres voisines qui sont situées entre les 2 entreprises qu’ils exploiteront conjointement.
Passe-temps
Comme la plupart des producteurs de son âge, Manon consacre beaucoup de temps à son métier et s’y investit à 100%. Toutefois, elle aime s’accorder du temps pour cuisiner, jardiner et pour passer de bons moments entre amis (lorsque c’était encore possible).
Programme Action relève Coop
Manon souhaitait s’inscrire au programme afin de faire des rencontres et acquérir de nouvelles connaissances.
Profil Maxime Breton, 31 ans
Romarc Holsteins, Plessisville
Production laitière et grandes cultures
Maxime est dans la catégorie plus rare des relèves non apparentées. Ayant toujours eu un grand intérêt pour le domaine de l’agriculture, mais n’ayant pas eu la chance de grandir sur une exploitation laitière familiale, la vie l’a tout de même menée dans cette direction, à son grand bonheur.
Son parcours
C’est très jeune que l’amour de l’agriculture s’est développé. Ayant grandi tout près de son oncle, Rémy Vigneault, qui détenait une ferme à l’époque, Maxime se souvient l’avoir accompagné à maintes reprises et avoir rapidement apprécié le contact avec l’agriculture. Toutefois, son oncle a vendu son entreprise quelques années plus tard. Au courant de ses études secondaires, Maxime décide de combiner son 4e et 5e secondaire avec un DEP en foresterie et acériculture dans le but ultime d’exploiter une érablière éventuellement. Il a finalement occupé un emploi en foresterie pendant un an, avant de se trouver, en 2008, un emploi sur une ferme dans laquelle son oncle Rémy y travaillait également. Le propriétaire de cette dernière, Marcel Lamontagne, n’ayant pas de relève, souhaitait vendre son entreprise à court terme, mais il n’était pas question pour lui de faire encan. Après avoir travaillé sur l’entreprise pendant 2 ans et demi, Maxime, alors âgé de 21 ans, et son oncle Rémy, entament un processus de relève non apparentée avec Marcel. Sept ans plus tard, Maxime acquiert 100% des parts.
Romarc Holsteins
La ferme Romarc Holsteins compte un troupeau de 85 têtes, dont 48 vaches en lactation, pour une production totale de 65 kilos/j. Maxime cultive également 200 acres de terre dont les principales cultures sont la luzerne, le soya, le maïs et les céréales.
Partage des tâches
Il a été seul sur l’entreprise pendant 2 ans, mais a accueilli, l’été dernier, un travailleur étranger. Il peut compter sur lui pour l’appuyer dans toutes les tâches du quotidien. De plus, sa conjointe, Louise Genest, qui est agronome, s’occupe de la comptabilité, des demandes de subventions et de la paperasse entourant la venue du travailleur étranger, donnant ainsi un important coup de main à Maxime.
Vision d’entreprise
Sachant que son oncle allait quitter l’entreprise, Maxime a réalisé quelques rénovations lui permettant d’être davantage autonome et efficace. En 2016, il a refait ses silos et construit une cabane à silos. En 2018, il a reçu la subvention du PIFL phase 2 lui permettant d’investir davantage sur son entreprise. Il a donc modernisé ses installations, changé les panneaux d’alimentation, ajouté un convoyeur nourrisseur automatique, procédé à l’achat d’un robot repousse fourrages, refait le système de ventilation en plus de l’augmenter pour le rendre plus adéquat. Dans le futur, il souhaite poursuivre ses achats de quotas dans le but de planifier une expansion à long terme et d’améliorer sa qualité de vie, par le maintien de l’emploi d’un travailleur tout au long de l’année. Au final, Maxime souhaite avoir une entreprise viable afin de pouvoir la léguer à ses enfants, s’ils souhaitent évidemment exercer ce métier.
Passe-temps
L’hiver, il s’amuse à faire de la motoneige hors-piste et passe le plus de temps possible avec sa conjointe et leurs 3 enfants : Billy, 11 ans, Dylan, 3 ans et Mady, 1 an. Ils le suivent souvent à la ferme et Dylan semble déjà avoir un grand intérêt pour le domaine.
Programme Action Relève Coop
Utilisant déjà les services de la coopérative pour l’alimentation de ses animaux, Maxime souhaitait en découvrir davantage sur VIVACO en plus de se bâtir un réseau de contacts.
Profil Johanne Gouin, 38 ans
Ferme Val D’Irlande, Irlande
Production laitière
Johanne est une femme avec des valeurs familiales très ancrées. Elle est débrouillarde, fonceuse et passionnée par son métier. Son entreprise est teintée d’un grand vécu et revêt, encore aujourd’hui, son cachet historique.
Son parcours
Déjà, à l’âge de 16 ans, Johanne a été confrontée à la décision de reprendre ou non l’entreprise familiale. Son père Léonard, qui avait une santé plutôt fragile à ce moment, avait un choix à faire quant à l’avenir de son entreprise. Il demande donc à Johanne si elle souhaite en assurer la relève, car dans le cas contraire, il jonglait sérieusement avec l’idée de vendre l’entreprise dans un avenir très rapproché. Malgré son jeune âge, Johanne accepte par peur de perdre cette belle opportunité. Ce sera quelques années plus tard, soit à la fin de son cours en Gestion d’entreprise agricole en 2003, qu’elle intègre officiellement la ferme à temps complet. C’est cette même année qu’elle acquiert 51% des parts de l’entreprise dont elle est la 3e génération. La collaboration avec son père se continue jusqu’en 2005, alors qu’il décide de prendre sa retraite. Toutefois, il demeure toujours disponible lorsque Johanne a besoin d’un coup de main. Depuis qu’elle a repris l’entreprise, elle a doublé ses kilos de quota et souhaite d’ailleurs continuer sur cette lancée.
Ferme Val D’Irlande
Ferme Val D’Irlande compte un troupeau de 100 têtes, dont 42 vaches en lactation, pour une production totale de 45 kilos/jour. La ferme détient également 400 acres de terre en plus d’une érablière de 1 200 entailles. La ferme a obtenu sa certification biologique en 2017. Cette transformation a constitué un gros défi, mais Johanne est bien fière d’avoir effectué la transition.
Partage des tâches
L’agricultrice gère seule l’entreprise. Son père vient l’aider à l’occasion, notamment pour effectuer quelques travaux de champs et il s’occupe aussi de l’érablière. Sinon, elle réussit à s’accorder quelques petits congés en comptant sur l’aide d’employés à temps partiel qui aident également pour faire les trains la semaine. Étant mère de 3 grands enfants : Ophélie, 15 ans, Adrien, 12 ans et Charles-Édouard, 8 ans, elle leur délègue également quelques tâches afin de lui donner un coup de main. Son conjoint occupe actuellement un emploi à l’extérieur, mais l’appui dans tous ses projets.
Vision d’entreprise
La construction d’une nouvelle fosse a récemment été complétée en prévision d’une nouvelle construction qui servira à loger les vaches en lactation. Johanne souhaite continuer d’acheter du quota et pense peut-être à l’éventualité d’installer un robot de traite dans le bâtiment à venir. Pour elle, le confort et le bien-être animal sont une priorité donc elle reste à l’affût de toutes nouvelles techniques qui pourraient lui permettre d’améliorer ce point.
Passe-temps
Johanne a toujours été énormément impliquée dans sa communauté et dans le secteur agricole. En 2003, elle a participé à relancer le groupe de relève des Appalaches (FRAQ) et a siégé sur le CA pendant de nombreuses années. Elle s’est beaucoup investie auprès de sa municipalité, entre autres, dans le comité Verte-Irlande qui contribue au développement local durable. Côté sport, elle fait du ski alpin et du ski de randonnée. Sinon, son temps est très bien rempli puisqu’elle accompagne ses trois enfants dans leurs activités. Sa fille joue au soccer et ses 2 garçons au hockey. Finalement, elle aime beaucoup assister à divers spectacles.
Programme Action relève Coop
Faisant déjà partie de notre programme des Ambassadeurs depuis 2 ans, Johanne connaît mieux le mouvement coopératif et souhaite s’y investir afin d’assurer sa pérennité. Elle croit fermement que la coopération gagne à être connue et que nous devons préserver ce mouvement très bénéfique pour l’agriculture.
Profil Louis-Philippe Boutin, 26 ans
Ferme Philiway inc., Warwick
Production laitière et grandes cultures
Louis-Philippe est un jeune entrepreneur détenant une très grande expérience. Il s’occupe pratiquement seul de la gestion complète de deux entreprises bien établies à Warwick et y fait la navette chaque jour afin de constamment croître et atteindre ses objectifs.
Son parcours
Dès la fin du secondaire, pour Louis-Philippe, il était clair qu’il souhaitait prendre la relève de l’entreprise familiale. C’est pourquoi il prend le chemin de Saint-Hyacinthe afin d’aller étudier à l’ITA pendant trois ans. Étant le 3e d’une famille de quatre enfants, Louis-Philippe a toujours été celui qui a démontré un intérêt marqué et constant envers l’entreprise, c’est pourquoi il y travaille depuis plusieurs années déjà. Rapidement, ses parents, propriétaires de la Ferme Boutinette, souhaitaient offrir des parts de l’entreprise à leur fils. Les démarches étant enclenchées, une nouvelle opportunité se présente, soit celle d’acquérir la ferme voisine. C’est donc en mars 2018 que Louis-Philippe et son père achètent la Ferme Jovain et deviennent propriétaires, à parts presque égales, de l’entreprise qui porte aujourd’hui le nom de Ferme Philiway. Malgré le fait que nous parlions d’entités distinctes et qu’il ne détient pas de parts dans la Ferme Boutinette, Louis-Phillipe s’occupe de la gestion du troupeau et des champs des deux entreprises.
Ferme Philiway inc.
Ferme Philiway détient un troupeau de 250 têtes, dont 110 vaches en lactation, pour une production totale de 165 kilos/jr. Les vaches sont en stabulation libre et la traite est effectuée par deux robots. La famille Boutin cultive également 550 acres de terre dont les cultures sont le maïs d’ensilage, le soya, le blé et le foin. Elle opère également une érablière de 1 000 entailles.
Partage des tâches
Louis-Phillipe s’occupe de la régie du troupeau, des champs, en plus de la gestion des ressources humaines. Il peut toujours compter sur l’appui de son père, même si ce dernier a diminué sa charge de travail dernièrement. Sa mère occupe un emploi à l’extérieur, mais gère tout de même la portion comptabilité des deux entreprises. Afin de bien l’appuyer dans l’exécution des tâches quotidiennes, Louis-Philippe a besoin de trois employés à temps plein et d’un 4e pour combler les tâches supplémentaires qu’apporte la période estivale. Sa sœur cadette et son conjoint, ainsi qu’un employé guatémaltèque travaillent à temps plein sur l’entreprise et un étudiant y travaille à temps partiel. Il entretient également une très belle collaboration avec l’ancien propriétaire de la ferme qu’il a acquise, Réjean Desrochers. Ce dernier vient effectuer des travaux de champ à l’occasion. De plus, il vient de s’associer avec quatre autres producteurs de la région afin de fonder la CUMA de Warwick dont Louis-Philippe est le président.
Vision d’entreprise
Avant qu’il procède à l’acquisition de son entreprise, celle-ci avait subi d’importantes rénovations afin de transformer la salle de traite en stabulation libre et de l’automatiser. Louis-Philippe a tout de même fait des rénovations mineures dernièrement afin de loger les vaches en préparation vêlage des deux troupeaux. Sinon, il aimerait bien augmenter sa production à 200 kilos/jr afin de rentabiliser au maximum ses deux robots de traite. À long terme, le producteur souhaite continuer à acheter du quota, tout en conservant de bonnes performances.
Passe-temps
Louis-Philippe est un grand sportif, il pratique, entre autres, le hockey l’hiver et le dek hockey l’été.
Programme Action relève Coop
À la base, c’est sa mère qui l’a inscrit au programme sachant que Louis-Philippe serait fort intéressé à participer aux différentes formations offertes et aussi à rencontrer et développer des relations avec les autres participants.
Profil Bruno Turmel, 38 ans
Ferme Delestrie inc., Dudswell
Production laitière et grandes cultures
Bruno est un excellent gestionnaire. Il est impressionnant de constater à quel point il est en pleine maîtrise de son entreprise composée d’un troupeau de 165 têtes, qu’il opère pratiquement seul. Son secret, la passion, l’équilibre et surtout, l’organisation. Plus les années avancent, plus il se plaît à trouver l’équilibre parfait entre la routine et la diversité.
Son parcours
Détenteur d’un DEP en production laitière et diplômé du programme Gestion d’entreprise agricole, Bruno a toujours eu un vif intérêt pour le domaine de l’agriculture, mais la véritable passion s’est développée progressivement. Il a grandi sur la ferme familiale et à la fin de ses études, le plan était d’y revenir afin d’en assurer la relève. Toutefois, avant de s’y installer pour de bon, il a occupé un poste d’inséminateur pendant 1 an et a travaillé 5 ans dans le domaine du service-conseil dans la région de l’Estrie, tout en combinant aussi le travail à la ferme familiale. En 2008, il devient actionnaire majoritaire et laisse son emploi à l’extérieur afin de se consacrer 100% à son entreprise dont il est la 4e génération.
Ferme Delestrie inc.
Ferme Delestrie compte un troupeau de 165 têtes, dont 75 vaches en lactation pour une production totale de 90 kilos/jr. Bruno cultive un total de 400 acres de terre dont les principales cultures sont le foin, le maïs d’ensilage, le blé, en plus de boisés. Ces cultures sont entièrement destinées à la consommation du troupeau et permettent à l’entreprise d’être autosuffisante. La ferme peut compter sur un excellent troupeau qui découle de la grande passion de Bruno pour la génétique. Il a travaillé fort pour en arriver là et en est très fier.
Partage des tâches
Depuis son arrivée en 2008, son père Raymond a commencé à diminuer sa charge de travail afin de laisser une grande place à son fils et prendre plus de temps pour lui. Bruno a donc assumé de grandes responsabilités assez rapidement, ce qui lui a permis de gagner en confiance. Aujourd’hui, son père vient l’aider à l’occasion dans les périodes plus intenses, comme pour les coupes de foin par exemple. Sinon, Bruno s’occupe de la gestion complète de son entreprise. Toutefois, il sait s’entourer d’une équipe d’experts et n’hésite pas à faire équipe avec eux afin d’amener son entreprise à devenir de plus en plus performante.
Vision d’entreprise
L’entreprise n’a cessé de prendre de l’expansion ces dernières années, surtout en 2010, qui fût une année charnière avec une nouvelle construction qui a permis de moderniser les installations, de rendre la bâtisse plus confortable pour les animaux, et d’acheter du quota supplémentaire. À court terme, le principal projet est la construction d’un bâtiment pour y loger les taures qui sont actuellement en pension à l’extérieur. Cette centralisation lui permettra assurément d’enregistrer de meilleures performances. Sinon, les bâtiments actuels permettent de loger plus d’animaux, donc Bruno continue d’acheter du quota et reste à l’affût concernant l’achat de nouvelles terres. Il demeure également ouvert à investir dans un projet autre que l’agriculture si jamais une opportunité se présente à lui.
Passe-temps
Il y a quelques années Bruno a déjà été très impliqué, entre autres, sur le conseil d’administration de l’ancienne coopérative de Weedon, mais son emploi du temps actuel ne le lui permet plus en ce moment. Il demeure ouvert à l’idée de s’investir dans un autre organisme dans quelques années. Sinon, afin de décrocher du quotidien, il joue au hockey depuis plusieurs années déjà. Il passe également beaucoup de temps avec son fils Alec, âgé de 8 ans.
Programme Action relève Coop
Étant moins impliqué depuis 3 ans, le fait d’avoir un sentiment d’appartenance à un groupe lui manquait. Le programme représentait donc une belle opportunité pour lui de s’investir à nouveau en plus de lui permettre d’élargir son réseau de contacts et d’échanger avec des gens issus du même domaine et de différentes tranches d’âges. De plus, les formations l’intéressent tout spécialement.
Profil Sophie Leblanc, 38 ans
Ferme Dave Tourigny inc., Saint-Germain-de-Grantham
Production laitière
Sophie et son conjoint ont de quoi être fiers de l’entreprise qu’ils ont bâtie. Ils ont dû surmonter de nombreuses embûches et la route a été longue et laborieuse avant de devenir officiellement propriétaire. Toutefois, il n’a jamais été question d’abandonner leur rêve puisque la volonté et la passion étaient au rendez-vous.
Son parcours
Sophie a grandi sur une ferme laitière et a toujours aimé le domaine de l’agriculture. Elle a débuté son DEC dans le programme de Gestion d’entreprise agricole à La Pocatière pour le poursuivre au Cégep de Victoriaville. Pendant ses études, alors qu’elle était en couple avec Dave Tourigny, lui aussi fils de producteur, son désir était de reprendre l’entreprise familiale. Finalement, son plan tombe à l’eau, mais le désir de pratiquer le métier de productrice agricole demeure. Le désir de son conjoint étant également de détenir sa propre entreprise, il décide, en 2004, de bâtir son projet en faisant l’acquisition d’un 5 kilos de quota et bénéficiant du même coup d’un 5 kilos supplémentaire grâce au programme de la relève. En 2008, le troupeau a été déménagé sur un site à Warwick. Le couple s’installe, par le fait même, dans la maison adjacente. C’est cette même année que Sophie donne naissance à la belle Raphaëlle, maintenant âgée de 11 ans. Ils y resteront pendant 5 ans avant de venir s’installer, en 2013, à St-Germain-de-Grantham, emplacement actuel de la ferme qu’ils ont occupé d’abord en tant que locataires. C’est finalement en 2018 que l’opportunité d’acheter officiellement se présente. Évidemment, Sophie et Dave sautent sur l’occasion tant attendue!
Ferme Dave Tourigny inc.
Ferme Dave Tourigny compte un troupeau de 120 têtes, dont 50 vaches en lactation, pour une production totale de 65 kilos/jr. Sophie et Dave cultivent également 55 acres de terres, dont la principale culture est le maïs d’ensilage. La grande passion des 2 producteurs est la génétique. Ils aiment acheter des animaux détenant d’excellentes généalogies sur une base régulière afin d’améliorer leur troupeau.
Partage des tâches
Dave occupe toujours un autre emploi à l’extérieur, mais est tout de même responsable des traites matin et soir. Quant à Sophie, elle s’occupe de toutes les autres tâches quotidiennes, mais peut toujours compter sur l’appui de son conjoint. Les travaux de champs sont réalisés à forfait.
Vision d’entreprise
2020 est une très grosse année pour le couple. Ils sont à terminer un grand projet de rénovation afin d’y loger leurs relèves dans le but d’accueillir quelques vaches qui sont en pension sur un autre site. Puisqu’ils ont également reçu la subvention du bien-être animal, ils font donc quelques modifications afin de se conformer et d’améliorer le confort des animaux. Dernièrement, ils ont également acquis un mélangeur RTM et un nouveau réservoir à lait. Les prochaines années serviront à rentabiliser les acquis et à augmenter la production à 75 kilos/jr, tout en améliorant toujours la qualité du troupeau.
Passe-temps
Sophie et Dave adorent les expositions. Annuellement, ils présentent des animaux à l’exposition agricole de Sorel et à celle de Saint-Hyacinthe. Ils font également beaucoup de vélo en famille, de la planche à neige et du ski l’hiver.
Programme Action relève Coop
Son représentant, Francis Bilodeau, lui a parlé du programme et l’a convaincue de s’y inscrire. Puisqu’elle croit sincèrement que la coopération est nécessaire et apporte plusieurs avantages, elle trouvait important de s’impliquer auprès de la coopérative et était également intéressée par le programme de formations qui y est offert.
Profil Francis Blanchette, 22 ans
Ferme Beauvair inc., Lemieux
Production laitière
Francis est un homme travaillant. Il est en pleine possession de ses moyens et gère l’entreprise familiale de façon très autonome. Lorsqu’on discute avec lui, on comprend rapidement qu’il sait parfaitement où il s’en va. Sa plus grande réalisation serait de dire qu’un jour, il aura travaillé autant que son père pour assurer la pérennité de son entreprise!
Son parcours
Francis a fait ses études secondaires au MFR du Granit afin de pouvoir y combiner un DEP en production animale. Ce programme permet de poursuivre ses études tout en effectuant plusieurs stages techniques. Déjà à ce moment, il savait qu’il voulait reprendre l’entreprise familiale. Par contre, avant d’y revenir officiellement, il a décidé d’effectuer ses stages dans différentes fermes de la région afin d’aller voir ce qui se faisait ailleurs et d’apprendre de nouvelles techniques. Suite à l’obtention de son diplôme, il a complété une AEC en gestion d’entreprise agricole au Cégep de Victoriaville. Pour Francis, les études sont très importantes puisqu’elles permettent d’être plus autonome dans l’entreprise. Il aimerait d’ailleurs suivre un cours en mécanique agricole afin d’ajouter une corde à son arc. En 2017, il intègre officiellement l’entreprise pour devenir actionnaire l’année suivante, à seulement 20 ans. Le transfert complet des parts est prévu prochainement.
Ferme Beauvair inc.
Ferme Beauvair détient un troupeau de 120 têtes, dont 45 vaches en lactation pour une production totale de 55 kilos/jr. La famille Blanchette cultive également 165 acres de terre en foin et maïs d’ensilage, en plus d’une dizaine d’acres en pâturage. D’importantes rénovations ont été effectuées dernièrement afin, entre autres, d’installer un mélangeur automatisé, de construire une étable à taures et d’actualiser les « stalles » dans le but de rendre l’entreprise plus fonctionnelle.
Partage des tâches
Francis en mène large. Il s’occupe de la gestion complète du troupeau, de l’entretien de la machinerie, de la régie des champs et des inséminations. Son père François effectue des travaux aux champs l’été et appuie Francis au quotidien. Francis se plaît à dire qu’il est le meilleur employé qu’il ne pourrait pas avoir! Sa mère Lise, pour sa part, s’occupe de la comptabilité complète de l’entreprise en plus des soins et enregistrements des veaux, des commandes de meunerie et du nettoyage de la laiterie. Sa sœur aînée Maxime occupe un emploi de représentante ruminants chez VIVACO, mais aide tous les jours pour la traite, matin et soir.
Vision d’entreprise
Comme plusieurs travaux ont déjà été faits, la vision de Francis à court terme serait de rénover la laiterie. À plus long terme, il aimerait installer un robot de traite, mais ce n’est vraiment pas une priorité. Il se passionne également pour la génétique et il aime participer à des expositions plusieurs fois par année. Tout est mis en œuvre afin d’améliorer son troupeau, qui est d’ailleurs composé de 8 excellentes multiples, 2 excellentes, 28 très bonnes et 16 bonnes plus. Pour Francis, amener des vaches à faire des expositions c’est la tape sur l’épaule qui récompense ses efforts déployés au quotidien.
Passe-temps
Dans ses temps libres, Francis joue au hockey et au dek hockey.
Programme Action relève Coop
Comme sa sœur travaille pour VIVACO, elle a eu la chance de lui parler du programme. Il a décidé de s’y inscrire afin de parfaire ses connaissances et également dans le but d’accéder au programme du Fonds coopératif d’aide à la relève agricole.
Profil Roxanne Asselin-Lambert, 28 ans
Bergerie L’As de Paris, Laurierville
Production ovine
Roxanne est une fonceuse de nature et une femme très indépendante. Elle met tout en œuvre pour développer ses projets et aller au bout de ses rêves.
Son parcours
L’agriculture a toujours fait partie de la vie de Roxanne puisqu’elle a grandi sur une ferme d’élevage de bovins de boucherie. Par contre, après ses études secondaires, voyant que ses deux frères souhaitaient déjà prendre la relève de l’entreprise familiale, Roxanne a effectué consécutivement un DEP en foresterie et acériculture, et un DEP pour devenir préposée aux bénéficiaires. Toutefois, après avoir expérimenté le travail en tant que préposée pendant un an, elle s’est rapidement rendu compte que ce domaine n’était pas pour elle. Souhaitant faire sa place en agriculture, Roxanne a donc travaillé pour plusieurs entreprises agricoles et s’est familiarisée avec plusieurs productions dont la production laitière, porcine et également le bovin de boucherie. Travailler pour quelqu’un d’autre c’est bien, mais travailler pour soi-même c’est encore mieux! C’est pourquoi en 2017, afin de combler son désir de tracer son propre chemin, elle décide de foncer et achète 10 agneaux afin de démarrer sa bergerie. Parallèlement à son métier de productrice agricole, Roxanne travaille également au BMR de Plessisville.
Bergerie L’As de Paris
Bergerie l’As de Paris détient un troupeau de 20 têtes qui est actuellement logé dans un bâtiment de la ferme familiale qu’elle loue. D’ailleurs, le troupeau s’est agrandi rapidement dernièrement, avec près de 20 naissances. Elle détient également son permis de vente de viande, ce qui lui permet d’en vendre à des connaissances, aux membres de sa famille ou encore à l’encan. Son souhait serait d’ultimement détenir sa propre boutique destinée à la vente de la viande de ses animaux.
Partage des tâches
Comme elle a un horaire très chargé en raison de son emploi extérieur, elle peut toujours compter sur l’appui de sa famille, plus particulièrement celle de son frère pour l’aider avec les tâches quotidiennes, dont le train. Son conjoint Gabriel lui donne un coup de main pour des petits projets de construction à l’occasion.
Vision d’entreprise
Étant une entreprise en démarrage, elle avoue ne pas trouver ça facile tous les jours, mais sa grande passion pour les animaux la motive à persévérer. Son but serait d’en vivre éventuellement, mais elle sait qu’elle devra s’armer de patience pour arriver à la rentabilité souhaitée. Sinon, elle aimerait également avoir un bâtiment plus fonctionnel et adapté aux besoins de sa production. Le bien-être animal est aussi une valeur très ancrée chez elle donc elle travaille à toujours améliorer cet aspect.
Passe-temps
Avec son horaire chargé, le temps manque pour pratiquer autant de passe-temps qu’elle le souhaiterait, mais comme elle aime la nature, elle fait de la marche et du côte à côte. Elle passe également beaucoup de temps en famille afin d’en profiter au maximum avec sa fille Alice. D’ailleurs, le petite, âgée d’un an, l’accompagne souvent à la bergerie. Elle aimerait également retourner aux études en s’inscrire au programme Gestion d’entreprises agricoles du Cégep de Victoriaville et s’impliquer davantage sur des conseils d’administration.
Programme Action relève Coop
Elle s’est inscrite au programme, car les formations lui semblaient intéressantes et elle a une grande soif d’apprentissage. C’était le moment idéal pour elle de s’y investir!