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La technologie en agriculture ne cesse de s’améliorer et de se diversifier. L’autoguidage, les applications à taux variable, les robots désherbeurs ainsi que les drones font partie de ces technologies qui permettent le virage numérique en agriculture. Attardons-nous un peu plus sur les avantages et utilisations possibles des drones en agriculture. Texte de Carl-Éric Guérard, ing., agr., représentant SATEG

Que ce soit pour la prise d’images, le dépistage, l’utilisation d’indices de végétation ou bien pour l’application d’intrants dans les champs, le drone représente une bonne solut ion de remplacement aux méthodes traditionnelles.

PRISE D’IMAGES ET DE VIDÉOS
Bien que standard, la prise d’images ou de vidéos dans un champ permet aux producteurs et aux intervenants agricoles de visiter des champs plus difficilement accessibles ou d’avoir un point de vue différent. En effet, l’utilisation du drone offre la possibilité de voir les dommages causés par les gros vents, la grêle ou les zones problématiques et de documenter l’évolution ou la dégradation de la culture.

DÉPISTAGE
L’utilisation du drone permet aussi un dépistage encore plus précis aux champs. Son trajet sous forme d’aller retour capture une multitude de photos. On peut ensuite traiter ces images avec
un logiciel spécialisé et obtenir un dépistage complet du champ. La très bonne résolution du drone, souvent de l’ordre du centimètre, offre l’avantage de bien reconnaître les mauvaises herbes.

INDICE NDVI
Pour les utilisateurs de l’application AgConnexionMC | Ferme intelligente, l’indice NDVI pris par satellite est déjà accessible. Cet indice, venant de l’anglais Normalized Difference Vegetation Index, permet d’évaluer la santé de la plante selon les couleurs réfléchies par les feuilles. Autrement dit, cet indice évalue un potentiel de rendement dans un champ et indique les zones plus problématiques qui sont souvent plus difficiles à discerner à l’oeil nu. Lorsque prises par satellite, les cartes sont généralement disponibles à chaque semaine si la couverture nuageuse le permet. Avec l’utilisation d’un drone, il est aussi possible de cartographier un champ pour obtenir l’indice NDVI. L’utilisation du drone permet la collecte d’images peu importe la couverture nuageuse étant donné qu’il vole à basse altitude. De ce fait, la précision de sa carte est grandement meilleure que les cartes fournies par satellite, souvent précises au mètre près.

ÉPANDAGE ET SEMIS
Eh oui, l’application de pesticides et le semis de cultures de couverture peuvent aussi se faire par drone. Bien évidemment, pour pouvoir réaliser ces travaux, la grosseur du drone est plus importante et nécessite un plus gros investissement. Cependant, concernant l’application de pesticides, il est important de s’informer sur la réglementation avant de procéder à de tels travaux. L’utilisation de drones permet des applications plus localisées et des passages aux champs qui ne laissent aucune trace. Bien qu’en développement, l’utilisation du drone dans ce contexte pourrait représenter un avantage dans le futur. N’hésitez pas à consulter votre représentant SATEG pour obtenir plus d’informations et faire votre premier vol!

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Les agriculteurs et les producteurs cherchent des solutions de remplacement durables aux produits chimiques conventionnels, ce qui entraîne une augmentation de la demande pour les biostimulants. Texte de Saber Hamdani, agronome, Ph. D, expert-conseil végétal, Sollio & Vivaco Agriculture coopérative

Au cours des trois dernières décennies, le marché mondial des biostimulants a connu une croissance spectaculaire, passant de 100 à 3000 millions de dollars américains. Au Canada, la tendance
du marché des biostimulants suit une trajectoire similaire à celle observée à l’échelle mondiale. Ceci prouve la volonté croissante des agriculteurs de mettre en oeuvre des pratiques durables et respectueuses de l’environnement.

Les biostimulants sont des produits utilisés en agriculture pour stimuler la croissance, le développement et la résistance des plantes. Ils agissent en améliorant l’efficacité des processus physiologiques des plantes, tels que l’absorption des nutriments, la photosynthèse, la formation des racines et la défense contre les stress abiotiques (la sécheresse, le froid, etc.) et biotiques
(les infections par des pathogènes).

Les biostimulants peuvent être d’origine naturelle, telle que les extraits d’algues, les acides aminés, les vitamines, les hormones végétales et les microorganismes bénéfiques (bactéries et champignons mycorhiziens), ou être produits de manière synthétique. Ils sont généralement appliqués par pulvérisation foliaire, trempage de semences ou application au sol.

Au cours de la saison 2022, Martin Trudel, agronome chez Sollio & Vivaco Agriculture coopérative, a effectué des essais sur des champs de maïs-grain. En utilisant le biostimulant Folium3 14-3-7 (une formulation complète NPK avec des oligo-éléments) par application Foliaire, une augmentation de rendement d’environ une tonne/ha a été observée par rapport au témoin non traité. Ce gain a même doublé lorsque le biostimulant a été associé à un fongicide. De plus, l’application du biostimulant Vita, qui est un biostimulant à base d’extraits concentrés d’une algue marine d’eau froide (Ascophyllum nodosum), en combinaison avec un fongicide, a entraîné une augmentation du rendement de maïs-grain d’environ 800 kg/ha par rapport au témoin non traité.

Ces résultats encourageants offrent une occasion intéressante aux producteurs. En incorporant des biostimulants dans leurs pratiques agricoles, ils peuvent augmenter leur rendement et, par conséquent, leur rentabilité. Les biostimulants offrent une option durable et efficace pour stimuler la croissance des cultures, augmenter les rendements et favoriser une agriculture plus respectueuse de l’environnement.

 

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Quelle que soit la production de votre troupeau, la chaleur et l’humidité des mois d’été influencent à la baisse la production de lait. L’inconfort des vaches affecte leur consommation volontaire de matière sèche (CVMS) qui diminue plus ou moins fortement, ce qui explique en grande partie la baisse des performances. Texte d’Hugues Ménard, B.Sc. T.P., Expert, stratégie d’affaire agricoles, secteur laitier, Sollio Agriculture, présenté par Denis Pérusse, T.P., Sollio & Vivaco Agriculture coopérative

Selon le rapport annuel Lactanet 2021, chaque kilo de matière sèche consommée aide à produire 1,22 kg de lait. La diminution de la CVMS expliquerait donc le manque à gagner dans le réservoir au moment où on nous donne la chance de produire des journées additionnelles.

Le stress thermique affecte aussi les composantes, particulièrement le test de gras. Plusieurs stratégies s’offrent à vous pour optimiser vos livraisons de lait et maintenir le taux de gras de celui-ci à
un niveau honorable pendant tout l’été. L’utilisation du lait en poudre pour alimenter les veaux permet d’augmenter le
niveau du réservoir de plusieurs litres. Le prix des lactoremplaceurs est très intéressant en ce moment, donc voilà une bonne occasion. Mais pour aller chercher les autres litres manquants sans devoir acheter d’autres vaches, nous devons faire preuve de créativité sans perdre de vue qu’il faut avant tout stimuler les vaches à manger davantage.

CONFORT ET BIEN-ÊTRE
Auriez-vous envie de manger un bon gros steak entre deux charges de foin alors qu’il fait 35 °C sans aucune brise et que vous avez peine à respirer? Une vache qui souffre moins de la chaleur aura plus d’appétit. Maximisez la circulation d’air dans l’étable et considérez la possibilité de bonifier la ventilation de l’étable.

EAU
Voici sûrement la stratégie la plus payante. Le débit des abreuvoirs en stabulation entravée doit être d’au moins 15 litres/minute en période d’achalandage (après la traite). Quant aux grands abreuvoirs des stabulations libres, nettoyez-les fréquemment, car la chaleur stimule la prolifération des algues. Vous n’êtes pas convaincu de l’importance de l’eau sur la consommation des aliments? Faites l’expérience suivante : comptez la quantité d’arachides que vous arrivez à manger sans boire, comparativement à la quantité que vous mangez si vous pouvez boire à volonté. On s’en reparle!

ALIMENTATION
En ce qui concerne l’alimentation, quelques stratégies peuvent s’avérer intéressantes pour contrer le stress thermique. D’abord un truc élémentaire : nettoyez fréquemment les mangeoires
et servez les repas durant les périodes les plus fraîches; les vaches mangeront davantage la nuit.

La digestion de la fibre produit une grande quantité d’extra-chaleur, il est donc préférable de choisir un fourrage un peu moins fibreux, en respectant les quantités minimales de fibres dans la ration, ainsi qu’en optant pour les aliments les plus savoureux possible. En RTM, repoussez la ration plusieurs fois par jour pour stimuler la consommation.

L’ajout de stimulants d’appétit (pulpe de betterave, Pulpolac et Pulpolac F3) donne aussi de bons résultats. Les éleveurs les comparent au dessert offert après un bon repas. Les vaches, qui ne semblent plus avoir faim, se lèvent dès que le stimulant d’appétit est servi et en profitent pour manger ce qui reste dans la mangeoire.

L’ajout d’éléments tampon (soda ou Minéral Synchro STB) contribue à maintenir une plus grande stabilité du pH ruminal et, par le fait même, un bon taux de gras. Notez sur ce point que le meilleur stabilisateur de pH ruminal demeure la salive produite par la rumination. À titre d’exemple, deux heures de rumination entraînent la production de 35 litres de salive et ceci correspond à 200 g de bicarbonate. Le stress thermique peut diminuer la rumination de plus de 20 %.

Finalement, l’ajout de potassium aide à stabiliser le taux de gras par la transformation des acides gras dans le rumen. L’option K devrait être envisagée, tout comme l’ajout de gras dans la ration, source d’énergie plus digestible qui produit donc moins d’extra-chaleur.

Pour plus de détails, n’hésitez pas à contacter votre expert-conseil; il viendra évaluer votre situation et saura bien vous conseiller.